Repas à 1 euro : une mesure sociale qui fragilise les CROUS et leurs agents

La généralisation du repas à 1 euro ne peut pas se faire au détriment des personnels des CROUS. Confrontés à une hausse massive de la fréquentation, les agents subissent une forte dégradation de leurs conditions de travail. La CFDT exige beaucoup plus de moyens et un véritable soutien aux agents.

Depuis mai 2026, le repas à 1 euro pour tous les étudiants inquiète fortement les CROUS et leurs agents. Cette mesure améliore l’accès à l’alimentation. Mais elle provoque une hausse brutale de la fréquentation des restaurants universitaires. Sur la région lyonnaise, on observe +120 % de fréquentation des non‑boursiers dans les restaurants universitaires et cafétérias pour le repas à 1 euro. Cette hausse va encore s’accentuer.

Sur le terrain, les tensions explosent. Les personnels subissent une surcharge de travail constante. Les cadences s’accélèrent. Les restaurants saturent aux heures de pointe. Les files d’attente s’allongent. Les conditions de travail se dégradent et risquent de se détériorer durablement. Les CROUS doivent investir davantage et repenser en urgence leur organisation.

Le tarif unique à 1 euro fragilise aussi l’équilibre financier des CROUS. Le repas à 3,30 euros constituait déjà un tarif social subventionné par l’État. Aujourd’hui, les coûts réels des repas augmentent fortement. Les pertes se creusent. L’État ne compense pas à la hauteur des besoins. Les surcoûts dépassent 100 millions d’euros par an. Les dépenses augmentent aussi avec l’usure du matériel et les exigences de qualité alimentaire.

La CFDT alerte : cette politique ne peut pas reposer sur les seuls agents. Elle exige des moyens supplémentaires immédiats. Elle demande aussi un accompagnement renforcé pour les personnels de restauration, en première ligne pour faire vivre le service public.