AESH : Compte rendu de l’audience du 20 novembre

Compte rendu de l'audience au rectorat le 20/11/2019

Compte rendu audience du 20 novembre 2019

Présents :

Administration : Stéphanie Delpierre, cheffe de bureau DPAtass 4,

Véronique Montangerand, IEN conseillère ASH

Représentants syndicaux : SNUIPP, SNES , 1 CGT , SNALC, SGEN-CFDT

 

La réunion commence par l’intervention du SNES qui annonce les revendications (une AG ayant eu lieu le matin à la bourse du travail à 11 heures) :

  1. La prise en compte du travail invisible
  2. Une amélioration de la formation professionnelle en demandant plus que les 60 heures actuelles et une formation qualifiante.
  3. Un interlocuteur clair
  4. Une carte des PIAL rendue publique
  5. Pour les AESH référent, une clarification de la fonction
  6. Un recrutement plus important d’AESH
  7. 36 coordinateurs arrivés sur l’Académie mais non compétents car en cours de formation
  8. Une revalorisation salariale et la création d’un véritable statut
  9. L’application de la progression salariale prévue dans les textes

 

La CGT complète en parlant de problèmes plus spécifiques : pourquoi demande-t-on aux AESH d’accompagner des élèves pas encore notifiés ? Peut-on les obliger ?

Réponses :

Mme Montangerand répond que ça relève d’une formation des AESH mais aussi de l’ensemble des personnels, qu’il faut aussi une définition plus précise des missions pour éviter qu’elles ne soient mal comprises.

Mme Delpierre encourage à utiliser la boite mail pour signaler tout décalage par rapport à sa mission

Mme Montangerand précise qu’en mars est prévu un rassemblement de tous les acteurs, corps d’inspection et chefs d’établissement, pour traduire la circulaire de juin et pour porter un discours de reconnaissance.

Mme Delpierre explique qu’il y a une mise en œuvre partielle des PIAL car ils veulent voir comment ça se passe. Pour elle tout reste à faire, il n’y a pas de texte ni de décision académique pour harmoniser. On a bien avancé sur la formation.

La CGT revient sur ces contrats, AESH référent. Elle soulève que même si on leur enlève du temps devant élève, il n’y a aucune bonification alors que c’est une charge supplémentaire.

Réponses :

Mme Montangerand précise que c’est un sujet qui reste à construire avec les syndicats dans le cadre de Groupe de Travail.

Mme Delpierre rappelle que c’est un nouveau fonctionnement pour eux aussi et qu’ils doivent prioriser, stabiliser les différentes situations administratives.

Les 2 priorités sont la formation et la rémunération

Il y aura un GT début janvier sous la direction de la DRH en s’appuyant sur les syndicats.

 

Le SNES demande s’il va y avoir des indemnités de retard et à quel moment il y aura des revalorisations de salaire.

Réponses :

Mme Delpierre répond que pour les salaires, c’était une situation exceptionnelle, qu’avant c’était les EPLE ou les directeurs qui embauchaient les AESH et que depuis le 1er septembre c’est 3 établissements qui ont recruté pour l’Académie, ils ont donc du absorber plus de 2 500 contrats (changement de pratique + volume)

Elle précise que le versement des indemnités ne relève pas de leur service et qu’elles vont faire remonter.

Le SNES souligne que son établissement (Les Iris à Villeurbanne) recrute encore des AESH.

Réponses :

Mme Delpierre parait très étonnée et précise que si c’est le cas, l’AESH ne serait pas rémunérée.

Elle précise ensuite qu’il faut faire la différence entre le choix de la personne qui peut se faire localement et l’autorisation du recrutement suite à la notification de la DSDEN. Elle précise que les établissements ont accès au SIATEN.

Le SNES précise que ce serait mieux que le chef d’établissement ne recrute pas pour que les AESH aient moins peur de refuser des missions qui ne les concernent pas.

Réponses :

Mme Delpierre précise que les commissions de recrutement locales ont toujours lieu et qu’il est important de recruter localement. Concernant la procédure élargie avec pôle emploi, il reste encore des contrat en CUI qui devraient normalement disparaitre en juin 2020.

Le Sgen demande si le temps de trajet en cas de changement de lieu dans la journée est bien pris en charge dans le temps de travail.

Réponses :

Mmes Delpierre et Montangerand répondent qu’ils sont pris en compte mais que la demande auprès des organisateurs est de limiter ces changements.

Mme Montangerand revient sur la formation. Elle n’a pas entendu dire que ce serait sur temps de vacances.

Elle précise que pour le moment, on en est au contenu de ces formations et qu’un GT a eu lieu la semaine dernière avec les IEN et les formateurs notamment.

Mme Delpierre souligne que pour le recteur, il faut une stratégie académique pour la formation, qu’il y aura un plan académique qui sera mis en œuvre localement.

3 axes importants retenus pour cette formation :

  1. Réactualisation des connaissances sur une réflexion plus large
  2. Echange de pratique supervisé : quelqu’un de plus expert amène à avoir du recul sur sa pratique – appui de pair-expert pour avancer
  3. Accompagnement de quelques AESH pour l’obtention du DEAS, diplôme de référence, pour permettre aux AESH qui le souhaitent, via une mise en œuvre de VAE. C’est une qualification et une possibilité ensuite de se tourner vers des métiers dans la santé.

La région propose d’expérimenter le DEAS avec 2 spécialités. C’est innovant car cela ne se fait pas actuellement.

Le SNES voit dans cette proposition une perception du métier d’AESH comme point de départ pour faire autre chose.

Mme Montangerand le voit plutôt comme une aide pour pouvoir bouger dans sa carrière.

La CGT revient sur les PIAL et leur rôle dans l’autonomie des élèves.

Mme Montangerand revient sur l’histoire

En France, la loi de 2005 arrive 30 ans après celle de 1975 (séparation).

La loi de 2005 est une approche inclusive avec un droit à la compensation. Elle rappelle que les AESH ont une mission de compensation, qu’elles sont un des éléments de compensation (soulager un élève par prise de note…) mais aussi une mission de mener l’élève vers l’autonomie.

Peu d’élèves ont besoin d’un soutien continu et soutenu. La compensation est faite pour limiter la restriction de participation.

Pour finir le SNES souligne qu’un mail avec des mots durs a été envoyé récemment à tout le monde , Mme Montangerand est d’accord pour dire que la forme d’un courrier est importante.

Mme Delpierre donne le mail sur lequel chaque AESH peut contacter le service :

ecole-inclusive@ac-lyon.fr