AESH : Mobilisation du jeudi 10 octobre

Nos collègues AESH de l’académie de Lyon étaient mobilisés le jeudi 10 octobre

Le matin, il y avait environ 70 AESH à l’assemblée générale à la Bourse du travail.

Il a été proposé en AG que les AESH lisent des motions dans les conseils d’administrations et conseils d’école pour faire connaître leurs conditions et leurs combats.

L’après midi, c’est plus de 200 personnes qui étaient présentes devant le Rectorat pendant qu’une délégation intersyndicale était reçue.

C’est notre adhérente Nabila MEFTAH , AESH en ULIS à Vaulx en Velin, qui représentait le Sgen-CFDT lors de l’entrevue l’après midi au Rectorat.

 

Compte-rendu de l’entrevue au Rectorat

La délégation a été reçue par 4 personnes dont M. Arène, Secrétaire Général de l’Académie de Lyon, et M. Dupont, de l’Inspection Académique du Rhône.

Nous avons rappelé les revendications des AESH :

  • Gel des PIALs (à St Etienne un PIAL dépasse 20 établissements !).
  • Application de la revalorisation des CDI.
  • Temps de travail calculé sur 45 semaines et non pas 41.
  • Une vraie formation, celle proposée actuellement ne suffit pas.

Mr Arène a expliqué les problèmes liés aux paiements. Tous les Aesh on été payé (les derniers paiement date du 10 octobre).
Ceux qui n’ont pas été payés ont un dossier incomplet.

Beaucoup de discussions sur le temps de travail, les mi-temps imposés… Mr Arène estime que beaucoup de chose on été faite pour les Aesh comme la proposition de cdd sur 3 ans, les contrats devenus publics…
Sur l’augmentation des salaires il a insisté sur le fait que les Aesh ne sont pas des enseignants !!

 

 

L’appel intersyndical  (rappel)

Malgré les alertes répétées, nombre d’AESH n’ont toujours pas de contrat de travail à ce jour. Contrairement à ce qu’affirmait les DSDEN au début du mois, nombre d’AESH se sont retrouvé-e-s avec des quotités non demandées. Cela entraîne de nombreux désagréments (garde d’enfants, perte de salaires…). Les salaires restent bloqués. Les personnels ne bénéficient pas d’une formation à hauteur des besoins, permettant un accompagnement de qualité.

Les personnels voient donc leurs conditions de travail se dégrader suite aux conséquences de l’installation des PIAL sur les conditions de travail des AESH :

  • multiplication des lieux de travail ;
  • augmentation du nombre d’élèves à accompagner au détriment du respect des notifications MDPH ;
  • instabilité des Emplois du Temps, ce qui rend impossible un suivi de qualité.

 

Le traitement fait aux personnels montre un mépris inacceptable pour la prise en charge du handicap, qui ne peut se faire sans que les personnels qui en ont la charge soient reconnus, rémunérés correctement et formés.

 

Le Sgen-CFDT revendique :

  • Que le temps de travail soit calculé non pas sur 41 semaines mais sur 45 semaines ;
  • Le respect des quotités demandées par les AESH, et la fin des temps partiels imposés ;
  • La garantie pour toutes et tous de pouvoir formuler des vœux d’affectation et que ces vœux soient respectés ;
  • Un véritable plan de formation qui permette d’accéder à un diplôme de niveau IV ;
  • L’application de la circulaire de 2019 qui préconisait l’augmentation du salaire au bout d’un an, puis de trois, puis à la CDIsation ;
  • Le gel des PIAL.